Chaîne logistique e-commerce alimentaire et boisson / alcool


Le domaine du e-commerce recense une grande variété d’acteurs et d’activités, qui évoluent à travers des domaines ayant leurs spécificités. Du point de vue de l’organisation, en termes de gestion des flux et de transferts de marchandises, il est possible d’en discerner certaines au niveau de la logistique e-commerce secteur par secteur. En effet, si les produits relèvent du domaine du textile, des meubles, ou de la nourriture, les impératifs et processus de gestion de la marchandise diffèrent.


Pour le domaine de l’alimentaire, l’une des principales préoccupations des entreprises est de s’assurer que les produits de grande consommation (PGC) proposés à la clientèle sont propres à la consommation. Pour cela, jusqu’à la vente finale, plusieurs normes sont à respecter à chaque étape de stockage et de transport, que ce soit dans le cadre d’une importation en France ou d’un export.

Chaîne logistique e-commerce alimentaire et boisson

La prise en charge des marchandises alimentaires

Les e-commerçants proposant des denrées alimentaires sont confrontées à un enjeu majeur : vendre des produits conformes aux attentes des clients et propres à la consommation. Pour y parvenir, c’est l’ensemble de la ligne logistique qui se doit d’être performant, et ce, à tous les niveaux. De la prise en charge des produits au conditionnement en colis adaptés, en passant par les solutions de stockage jusqu’à la livraison aux clients, seule une logistique adaptée permet d’assurer une qualité de service optimale.

Réception, prise en charge et conditionnement des produits alimentaires

L’acheminement d’une cargaison d’agroalimentaire peut se faire à travers divers moyens de transport. Cela peut être le cas par transport automobile, au moyen de camions empruntant le réseau routier. Il est aussi possible, dans le cas d’export ou d’import, de solliciter l’aéronautique avec certains avions affrétés spécialement pour le secteur. Enfin, le transport maritime est également une alternative possible, notamment en France, avec plusieurs ports d’envergure internationale, comme celui du Havre ou de Marseille. Quelles que soient les solutions employées, l’industrie agroalimentaire impose de respecter certaines règles, afin de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs par rapport aux produits de grande consommation (PGC) mis en vente.

Dès la prise en charge des produits alimentaires, les services de logistique doivent tout mettre en oeuvre pour assurer le stockage des denrées dans les meilleures conditions. Il faut dire que le marché de l’alimentaire peut aussi bien concerner les produits frais que les surgelés ou les produits secs, ce qui implique différentes procédures en vigueur.

Pour l’ensemble des produits, l’étape de l’analyse des dates limites de consommation (DLC) est une obligation. Concernant les produits frais, il est par ailleurs primordial de procéder à la prise de température des produits. L’impératif est en effet de ne jamais briser la chaîne du froid jusqu’aux ventes des produits. A leur réception, les produits peuvent alors être conditionnés pour faciliter leur stockage et leur distribution.

La logistique, du stockage des marchandises alimentaires à la livraison

Une fois la marchandise alimentaire réceptionnée et conditionnée, cette dernière est stockée. Selon le prestataire, la ligne logistique peut varier. Afin d’optimiser la capacité de stockage et faciliter la préparation pour la livraison, l’idée est de centraliser l’ensemble des produits dans un entrepôt unique. Au cœur de cet entrepôt, il est toutefois possible de distinguer les aliments selon leur nature.

Plusieurs espaces peuvent ainsi être exploités pour que les différents produits soient conservés à bonne température, toujours dans le respect de la chaîne du froid. Pour un plus grand confort, la gestion logistique repose sur une traçabilité de plusieurs indicateurs, ce qui offre une certaine garantie quant à la qualité du stockage.

Pour ce qui est de l’étape de livraison, que ce soit en magasin ou directement au domicile d’un client, la chaîne du froid reste une priorité. La livraison à domicile implique par ailleurs des solutions adaptées, comme des camions frigorifiques et certaines précautions au niveau du conditionnement. La commande peut alors être insérée dans un colis, pour que les produits arrivent dans les meilleures conditions au domicile de l’acheteur.

stockage des marchandises alimentaires

Alcool et impératifs de logistique pour les e-commerces

Pour les structures spécialisées dans le e-commerce de produits alimentaires, il est important de veiller à ce que la logistique respecte certaines réglementations, de la prise en charge de la marchandise à la livraison au client. A l’image des denrées périssables, la logistique propre à l’alcool, qu’il s’agisse de vins ou d’autres spiritueux, doit répondre aux législations en vigueur. Retour sur les spécificités de la logistique e-commerce pour les boissons alcoolisées.

La logistique de boissons alcoolisées pour les entreprises habilitées

Avant toute chose, il est important de préciser que toutes les entreprises ne peuvent pas assumer la logistique de vins ou de spiritueux. Pour les e-commerces proposant la vente d’alcool, il est ainsi primordial de faire appel à des partenaires qualifiés. Cette précaution est d’autant plus importante que la logistique des boissons alcoolisées est strictement encadrée par les autorités, et notamment par la douane, que ce soit sur le sol français ou européen.

Il faut effectivement savoir que selon la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), seules les entreprises disposant du statut d’entrepositaire agréé sont en mesure de procéder au suivi logistique, au transport et à la distribution des boissons alcoolisées.

Il est toutefois important de noter que passé un certain volume d’alcool, les entreprises concernées sont soumises à l’exigibilité des droits d’accises. Ces droits correspondent à des taxes prélevées par rapport à la quantité d’alcool vendu, et non par rapport au prix auquel est commercialisé le produit. Plus la quantité d’alcool est élevée lors des livraisons, plus les taxes le seront également. En France, cet impôt sur l’alcool et les boissons concernées est fixé par rapport au prix pour cent litres.

C’est en raison de ces spécificités qu’il est préférable de confier les services logistiques relatifs aux boissons alcoolisées à une entreprise spécialisée. Dans le cadre de ventes à des clients français, ou d’export vers d’autres pays, il est primordial d’avoir une gestion structurée de la distribution. L’export, tout comme l’import, ne permet effectivement pas d’être exempté des taxes.

Par ailleurs, les entreprises en charge du transport d’alcool doivent justifier de leur habilitation en présentant :

  • un document administratif électronique (DAE) ;
  • un document simplifié d’accompagnement (DSA).

A noter que le DSA doit impérativement être édité par l’expéditeur et présenté par le transporteur à la douane.

Les droits d’accises, une réglementation à l’échelle européenne

Il faut savoir qu’en Europe, la directive 92/12/CEE du 25 février 1992 régissait les droits d’accises à compter de l’année 1993. Après 17 ans d’existence, cette loi a été remplacée par la directive 2008/118/CE, qui précise le champ d’action du texte.

Ainsi, cette directive concerne à la fois :

  • les spiritueux et boissons alcooliques ;
  • le tabac ;
  • les huiles issues de la pétrochimie.

A noter également que l’accise a été élargie à plusieurs moyens de transport considérés comme polluants, à l’image par exemple de l’aéronautique.

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