La filière du transport est régulièrement décriée comme l’un des acteurs les moins respectueux de l’environnement. Reconnue pour son impact négatif sur l’air et la nature, elle a dû finalement s’adapter aux nouvelles obligations qui la concernent. La mise en place d’un référentiel RSE logistique en 2018 définit dorénavant le cadre de travail des entreprises de transport, et ce, selon les trois piliers du RSE : le social, l’environnement et l’économie. Le livret référentiel de la RSE et de la e-logistique précise les droits et devoirs de ces entreprises de transport et leur impose de suivre certaines préconisations sous peine d’être fortement pénalisées lors d’un contrôle.

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Le transport durable : définition

Le terme transport durable regroupe un ensemble de pratiques professionnelles responsables, qui comprend :

Si le poste du carburant semble être le premier impacté par la réglementation sur le transport durable et le référentiel RSE logistique, c’est bien l’ensemble de la filière logistique qui est en train d’évoluer vers une performance carbone améliorée. 

Les entreprises de transport n’ont aujourd’hui plus le choix dans la démarche sociétale de préservation de l’environnement. En effet, elles doivent investir dans des véhicules propres fonctionnant à l’électricité, au gaz, ou aux carburants verts. Elles ont également l’obligation de transmettre au donneur d’ordre des relevés d’émission de gaz à effet de serre pour chaque transport effectué pour son compte. 

Le transport durable voit ainsi ses membres se mobiliser autour de leur responsabilité sociétale. La prise de conscience, tant en matière d’écologie, de sécurité au travail que de logistique, est aujourd’hui intégrée par les acteurs de l’activité logistique, à laquelle la filière transport appartient pleinement.

Environnement, e-logistique et transport

La responsabilité de l’entreprise de transport en matière d’environnement est au coeur de nombreux débats entre les professionnels de la logistique et les pouvoirs publics. Le référentiel RSE logistique a notamment poussé la mise en place de différentes chartes de labellisation, notamment à l’attention de certains transporteurs particulièrement sensibles à la cause environnementale. Ces engagements volontaires forment autant de points améliorant la performance énergétique de la filière transport et de la logistique qui l’accompagne.

Différentes actions sont dorénavant initiées par les entreprises de transport, telles que :

Ces actions font aujourd’hui l’objet d’une nouvelle dynamique dans la profession, que ce soit pour le bien-être des salariés ou pour la planète.

Rôle du donneur d’ordre et performance écologique

En impliquant les donneurs d’ordre dans la mission du référentiel RSE logistique et transport, le législateur a désiré rendre chaque acteur responsable de ses choix. Chacun doit aujourd’hui prendre ses responsabilités en faisant appel à un transporteur impliqué dans la logistique et le transport responsables.

Le transporteur et le logisticien (qui peut avoir également le rôle de donneur d’ordre) sont devenus des maillons essentiels au développement de la performance écologique. Ils sont ainsi plus efficients dans leur implication envers le transport durable, grâce à une organisation optimisée comme la Supply Chain, ou chaîne d’approvisionnement, un moyen choisi par nombre d’entre eux.

Le transporteur devient alors un partenaire et non un simple prestataire. L’activité commune entraîne alors la mise en place :

Ces dispositions montrent l’implication durable de l’entreprise de transport, du donneur d’ordre et du logisticien dans un partenariat réel orienté vers cette démarche de RSE logistique.

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Enjeux des constructeurs dans le transport routier

Les constructeurs ont un rôle important à jouer dans la RSE logistique. Ainsi, les principaux constructeurs de véhicules industriels ont adapté leurs modèles récents à une consommation de carburant plus respectueuse de l’environnement. Ils ont ainsi développé des véhicules dotés des caractéristiques suivantes : 

L’investissement dans des véhicules propres entraîne la modification des habitudes de conduite. Outre les formations obligatoires sur la sécurité des personnes et la réglementation du transport, l’entreprise de transport doit aussi former ses salariés à l’écoconduite. 

Ecoconduite, responsabilité économique et environnementale

Qu’appelle-t-on l’écoconduite ? Il s’agit d’enjeux essentiels en matière de conduite pour optimiser la consommation énergétique et faire des économies. Cette démarche engage ainsi la responsabilité du salarié à un comportement écoresponsable durant son activité professionnelle. L’écoconduite est un point important dans le transport durable et elle agit sur deux leviers principaux : la performance des indicateurs financiers en consommation de carburant et la préservation de l’environnement par la diminution de l’émission de gaz à effet de serre.

L’écoconduite est une adaptation de la conduite à des pratiques plus sécuritaires et moins consommatrices de carburant. Elle forme le chauffeur à :

La démarche RSE logistique de l’entreprise est ainsi complétée par la formation à l’écoconduite de ses chauffeurs. Plus impliqués dans la politique de protection de l’environnement, ces derniers bénéficient d’une compétence essentielle à l’amélioration de leurs conditions de travail. Ils opèrent également un rôle économique, lui-même au service de l’environnement et de l’entreprise.

Optimisation des flux de marchandises dans le transport

La rationalisation du chargement des véhicules permet d’optimiser le convoyage partiel ou inutile. Le référentiel RSE logistique préconise cette démarche auprès des entreprises de transport pour notamment : 

L’ensemble de ces actions est partie intégrante de la Supply Chain, qui oeuvre pour une activité de transport et de manutention adaptée à l’engagement RSE de l’entreprise. Cette stratégie de l’optimisation des flux supprime de nombreux transports superflus et adapte ainsi la gestion des ressources et du stock aux besoins réels de l’entreprise et de ses clients. 

Toutes ces mesures permettent aujourd’hui de mettre en place une politique du transport durable, impliquant tant l’entreprise que ses salariés.

Vous en saurez plus en lisant ceci :

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