Pour rendre une chaîne logistique plus performante, il faut d’abord comprendre comment elle fonctionne et quels sont ses points forts et ses faiblesses. Ce type d’étude peut (et doit) être réalisé à l’échelle des petites entreprises et des grands groupes, mais des données agrégées au niveau macroéconomique peuvent aussi s’avérer particulièrement utiles, pour déterminer des tendances par exemple.

C’est en partie ce qu’a voulu proposer la Fédération de l’E-Commerce et de la Vente à Distance (FEVAD) en lançant son observatoire de la logistique e-commerce dans les années 2010. Envie d’en savoir plus sur ce qu’est la logistique e-commerce et ce que dévoilent ces études ? On vous explique plus précisément quel est le rôle de ce pôle de recherche et comment il peut contribuer à améliorer la gestion de la Supply Chain !

Quel est le rôle de l'observatoire de la logistique e-commerce ?-1

Comment est né le projet d’observatoire de la logistique e-commerce ?

C’est la Fevad, association créée en 1957, qui est responsable de ce projet d’étude de la logistique du commerce en ligne en France. Forte de son expérience auprès des marchands à distance, elle est depuis toujours une fédération qui vise à défendre les intérêts des commerçants et à mettre à leur disposition des études, des méthodes et des conseils pour faire croître l’activité de vente à distance dans le respect de toutes les parties prenantes. Rien d’étonnant à ce que la Fevad décide donc d’aller encore plus loin en créant un observatoire pour mettre en lumière les chiffres clés de la logistique dans le cadre vente en ligne.

Le projet a vu le jour au début des années 2010, permettant de dévoiler les premiers chiffres en mars 2016, lors du salon e-commerce One to One de Monaco. Ce sont ainsi des données collectées auprès de 1000 entreprises de vente en ligne, sur l’année 2015 et les 2 premiers mois de 2016, qui ont permis de faire un état des lieux de la logistique e-commerce. Pour parvenir à collecter et à traiter autant d’informations, la Fevad s’est associée à des spécialisés de la logistique : Deliver, WelcomeTrack, Neopost Shipping et DDS Logistics.

Si début 2021, l’observatoire n’a pas encore publié de nouveaux chiffres, son travail n’est pas pour autant terminé. L’objectif est de pouvoir collecter des informations auprès de marchands toujours plus nombreux et de produire des analyses toujours plus pertinentes pour les e-commerçants.

Quels sont les chiffres étudiés au sein de cet organisme dédié à la logistique du commerce en ligne ?

Depuis de nombreuses années, la Fevad publie des résultats d’études menées sur le e-commerce en France : chiffre d’affaires, répartition des secteurs d’activité, modes de paiement les plus utilisés, types de produits et de services les plus prometteurs, paniers moyens, etc. Mais jusqu’à la création de l’observatoire, les données sur la gestion de la logistique n’étaient abordées qu’au sein d’études plus globales ou étudiées en superficie.

L’idée était donc de proposer des informations fiables et concrètes aux commerçants en ligne, à plusieurs niveaux de leur Supply Chain. Pour ce faire, les experts ont réuni des informations sur les indicateurs suivants :

Le choix de ces divers indicateurs aide assez bien à comprendre l’objectif de cette entité de recherche : être une source d’informations qui va aider les commerçants à  piloter de façon plus efficace leur chaîne logistique, de leurs entrepôts jusqu’au dernier kilomètre.

Quel est le rôle de l'observatoire de la logistique e-commerce ?-2

A quelles problématiques de la logistique e-commerce répond l’observatoire ?

L’observatoire de la logistique du e-commerce a permis d’obtenir des chiffres sur lesquels nous n’avions jusque là pas vraiment de visibilité, ou en tout cas, pas à l’échelle nationale. Mais à quoi cela sert-il concrètement ? Les enjeux sont en réalité multiples et de nombreuses entités peuvent profiter de ces résultats pour développer une activité e-commerce plus efficace, qui répond aux besoins des clients tout en garantissant la pérennité des entreprises.

Aider les marchands à situer la performance de leur chaîne logistique

Grâce aux informations logistiques émanant de ce projet, les entreprises du secteur du commerce sur Internet disposent d’une base fiable pour comparer leur situation à celle de leurs concurrents. De cette manière, elles peuvent détecter leurs points faibles, comprendre les différences territoriales en termes de livraison et déterminer à quelles étapes de leur processus logistique il serait possible, voire indispensable, d’apporter des améliorations.

Il s’agit d’un outil de la plus grande importance pour qu’une entreprise adapte sa stratégie et ainsi développe son activité, par exemple via la mise en place d’une formation logistique pour ses salariés, de logiciels intelligents de gestion des commandes, de la mise à jour d’un contrat avec un transporteur, etc.

Sensibiliser les transporteurs aux défis sur le marché français

Les entreprises de transport peuvent elles aussi profiter des chiffres publiés par la Fevad. Ils informent les transporteurs sur leur capacité à délivrer les colis en un temps donné. Cela doit les inciter à améliorer leur processus interne et la relation qu’ils ont avec les marchands, de sorte à assurer la continuité de leur contrat de prestation pour la livraison. L’avantage est indéniable pour les clients adeptes de l’achat en ligne, qui bénéficient de la volonté des transporteurs d’améliorer leur service, tant au niveau des délais d’expédition que de la qualité de la livraison des commandes et de la gestion du dernier kilomètre.

Développer une volonté d’améliorer de la Supply Chain au-delà de l’hexagone

La mise en place d’un projet de recherche à l’échelle nationale, qui a pour le moment permis de collecter des données sur une quantité de plus de 40 millions de colis, peut devenir une source d’inspiration pour des études menées dans un environnement encore plus large. En effet, les sites de vente en ligne ne s’arrêtent pas aux frontières, et il serait par exemple pertinent d’obtenir des chiffres similaires au niveau européen, voire international. Cela permettrait de relever d’autres paris, par exemple sur le plan de la régulation du commerce en ligne, sur les moyens de transport les plus efficaces et les plus respectueux de l’environnement sur de longs trajets, sur les problématiques liés au passage à la douane, etc.

Vous en saurez plus en lisant ceci :